Dans un livre ==> Michel Drucker, RAPPELLE-MOI, Éditions Robert Laffont, 2010, 236pages. Ce fait suivant m'interpelle pour en faire un petit sujet ==>
Dans le chapitre Compiègne de ce livre, aux pages 55 à 72 // On fait le lien avec le sujet : la 2e Guerre Mondiale de 1939-1945...
...Mais avant de citer quelques lignes de ce chapitre...
...Qu'est-ce que j'aie traité en moi comme informations sur cette 2e Guerre Mondiale ? Moi un Québécois de 60ans ?
**Biographie
Née en 1926, psychiatre et docteur en thanatologie de renommée internationale, Elisabeth Kübler-Ross est l’auteur de seize ouvrages traduits dans vingt-sept langues.
Elle fut avant tout une pionnière en matière d'accompagnement des personnes en fin de vie. Fruits de son accompagnement d’enfants en phase terminale, de sidéens et de personnes âgées, ses livres ont apporté la paix et le réconfort à des millions d’êtres confrontés à leur fin ou à celle de leurs proches.
Elle est décédée le 24 août 2004.
...Contrairement aux souhaits de ses parents qui l’auraient préféré voir construire un foyer, elle manifeste le désir de devenir médecin et trouve un emploi dans un laboratoire afin de subvenir elle-même à ses études. Nous sommes à la fin des années 30. C’est l’époque des premiers réfugiés juifs arrivant en Suisse. Elle est chargée de les accueillir, les laver, les épouiller et les réconforter. La souffrance de ces êtres apeurés fuyant le régime nazi est sa première expérience de la détresse humaine. Elle la saisit à bras le corps sans ménager sa peine. Engagée volontaire dans les « Peace Corps », troupes de bénévoles dont la mission est de soutenir les populations après la libération, elle part en Pologne. Elle découvre l’horreur des camps de concentration, notamment celui de Maïdenek où étaient orientés femmes et enfants. Elle frissonne devant les amas de cheveux, de chaussures, de lunettes, par hangars entiers. Là, elle découvre sur les murs des baraquements réservés aux enfants, des dessins de papillons, symboles de transformation. Elle est alors persuadée que ces petits, avant de disparaître dans les chambres à gaz, avaient l’intuition qu’ils survivraient à cette horreur en accédant à un monde meilleur. Le papillon deviendra son emblème. Plus tard, elle fera souvent le parallèle entre les mourants et la chrysalide dont sort libéré le papillon.
http://ekr.france.free.fr/destin.htm
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https://youtu.be/MDVF9TPCHiI
**Je mets ce vidéo pour faire sentir la composante Espace/Temps.
Car ça fait peur cet environnement en Allemagne de la machine à guerre !
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https://vimeo.com/85714163
**Le Journal d'Anne Franck
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Le_Journal_d%27Anne_Frank
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**<<Je n’avais vraiment pas idée que ma mère avait déjà été une religieuse, et en France à part ça. Je n’en revenais tout simplement pas quand je l’ai appris ! » dit la populaire humoriste, Lise Dion.
« Je savais depuis l’adolescence qu’elle avait été détenue dans un camp de travail en Allemagne, pendant la deuxième guerre mondiale, ajoute-t-elle, mais je n’avais jamais compris pourquoi. »
http://fr.canoe.ca/divertissement/livres/nouvelles/archives/2011/01/20110120-024506.html
« J’y ai trouvé une photo d’elle, en religieuse, son rosaire, son missel… »
Elle y a aussi trouvé des documents jaunis datant de 1940 expliquant à Mlle Martel, en français, qu’elle était désormais détenue. « Vous ne devez plus quitter votre appartement, on viendra vous chercher. »
D’autres papiers, écrits en allemand ceux-là, retraçaient son périple de prisonnière des Allemands : Besançon, puis Vittel, et, finalement, le sinistre camp de travail de Buchenwald…
« À l’adolescence, je savais que ma mère avait été prisonnière pendant la guerre, mais je ne pouvais pas vraiment imaginer les horreurs qu’elle et les autres y ont subies », dit-elle. (600 femmes étaient internées en même temps qu’elle à Buchenwald ; de ce groupe, seulement 120 ont survécu à la guerre.)
« Les gens qui ont vécu ce cauchemar sont souvent réticents à en parler, dit-elle. Ça ne servait pas à grand-chose de lui poser des questions.
Peut-être aussi voulait-elle me protéger de ces horreurs ? »
DU COUVENT À LA PRISON
Armande Martel a grandi dans un orphelinat tenu par des soeurs, au Saguenay. Elle est devenue soeur elle-même, et a fait son noviciat à la maison mère de sa communauté, à Rennes, en Bretagne. « Elle aimait ça, là-bas ; je doute qu’elle aurait voulu revenir au Québec, » dit Lise Dion. Elle y était encore, six ans après avoir prononcé ses voeux, quand les Allemands ont envahi la France.
Elle a été arrêtée et détenue par les Allemands parce que, comme Canadienne à l’époque, elle était un sujet de la couronne britannique.
« Imaginez, elle avait vécu toute sa vie enfermée dans un couvent, et, quand elle en est sortie, elle s’est retrouvée dans un camp de concentration !
Après ces épreuves, ma mère était une femme qui n’avait plus peur de rien, mais elle est restée marquée. Elle avait des sautes d’humeur, des creux dépressifs parfois très profonds. Il y avait une rage en elle. »
Pour raconter, par le menu, la vie de sa mère à Buchenwald, Lise Dion a d’abord rédigé tout ce dont elle se souvenait que sa mère lui avait raconté. Quatre ans de recherches et d’entrevues plus tard, elle en savait assez et était prête à écrire…
D’ailleurs, elle écrit assez bien pour amener le lecteur avec elle, et lui laisser croire que c’est Armande Martel qui rédige son journal intime, au temps de la guerre, plutôt qu’une oeuvre romancée écrite par sa fille.
« J’ai adoré écrire, même si j’ai trouvé ça difficile ; c’est une activité très physique, très prenante, dit-elle.
Lise Dion, Le secret du coffre bleu, Libre Expression, 206 pp, $24,95
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lise_Dion
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Revenons à ce chapitre du livre de Michel Drucker --- Rappelle-Moi !
COMPIÈGNE
COMPIÈGNE ==> chanson composé et chanté par Marie-Paule Belle. Le vidéo sur YouTube p.55
https://youtu.be/cx4kFLML9ig
COMPIÈGNE signifiait pour mon père le retour au cauchemar. Car Abraham Drucker, médecin, avait été interné dans ce camp sinistre de 1942. Où il était resté douze mois, avant d'aller en passer treize autres à Drancy. Dans ces lieux d'horreur d'où sont partis tant d'hommes, de femmes et d'enfants jamais revenus... P.56
- ...À la fin de l'été, le 12 septembre, jour de ma naissance, mon père était absent. Il avait disparu, arrêté par la Gestapo, il se trouvait quelque part entre Fresne et COMPIÈGNE. Ma mère, elle, fuyait. Et dix-huit ans après lui en 1960, leur fils cadet reprenait le chemin de COMPIÈGNE. Comment le destin peut-il jouer ainsi ? ... P. 58
- ...Sur les dix-sept baraquements de l'époque, il en reste que 3 qui constituent ce musée du Mémorial qu'on inaugure aujourd'hui, en ce samedi 23 février 2008. J'ai accepté l'invitation du Conseil Général et du Maire de COMPIÈGNE, en sachant que ce pèlerinage serait une épreuve. Il l'a été... P.58
- ...Toi, mon frère Jean, ton service militaire, tu le feras en Iran, au titre de la coopération... P. 62
...La journée à COMPIÈGNE s'achève par des discours. Je croise encore quelques silhouettes, leurs dos voûtés, leurs crânes aux cheveux blancs, des êtres vacillants. Le plus dur a été de monter à la tribune dire quelques mots. En descendant de l'estrade, le responsable des archives de l'Oise me tend un document que je vais lire attentivement dans ma voiture. Je ne reprendrai la route qu'après un long moment silencieux. Je publie ce document ci-dessous en l'honneur de notre père, parce qu'il aurait été heureux, aujourd'hui, qu'on pense à lui de cette façon et pas seulement comme père d'un patron et d'une vedette du petit écran...
...p. 64-65-66 ...
<< Archives du Val d'Oise
Sanatorium départemental de Saint-Sever.
Témoignage du Dr A. Drucker,
Médecin assistant au Sanatorium de Saint-Sever.
(Calvados ), envoyé à Monsieur Berg, le 15/2/1946
Monsieur,
En réponse à votre lettre du 3 décembre, je me permets de vous adresser un rapport sur ma captivité et des choses vécues...
...J'étais souffrant et j'avais plusieurs rapports à poursuivre pour différentes commissions des crimes de guerre...
...J'ai été arrêté...
...J'ai été amené à la prison de Fiers, régime cellulaire, brutalisé pendant quatre jours...
...Ensuite transféré à la prison de CAEN, après avoir subi un long et dur interrogatoire, dans le bureau de la Gestapo, de CAEN...
...Le médecin-capitaine allemand FORTWANGLER, chargé comme inspecteur de notre infirmerie, venait presque tous les matins nous ordonner d'examiner tous les malades du camp...
...Mais ceci n'était que comédie ...
Car ce médecin allemand ne cessait, du reste, de nous montrer sa haine et tout son mépris pour les juifs et, à maintes reprises, quand nous lui demandions d'autoriser l'évacuation d'un grand malade, il répondait : "Tuez-vous entre vous, comme cela on aura la paix"...
...Le 5 ou le 6 juin 1942...
...le 6/7/1942...
Le 1er/8/1942...
...le 11-8-1942...
...p.68
...Nous avons appris qu'ils avaient été fusillés le lendemain, au Mont Valérien, avec 116 autres victimes en représailles d'un attentat commis à Paris contre un membre de la Wehrmacht...
...Le 26 /5/ 1943 arriva un convoi de 2 000 internés du Vieux-Port de Marseille : hommes, femmes, enfants, Arabes, Sénégalais, presque tous en haillons, beaucoup pieds nus, en chemise de nuit, arrêtés tels. P. 69
P. 70
...Au bout de deux mois d'un régime de famine, mauvais traitements, absence de médicaments, une maigre soupe à midi, 200 grammes de pain avec une cuillerée de confiture ou 10 grammes de Margarine, régime quotidien, presque tous ont été atteints de cachexie grave, et il encourait entre 3 et 4 tous les jours.
Tous ont été infestés de poux, à telle enseigne qu'on a pu voir des plages de poux sur leurs vêtements.
Des scènes de plus en plus horribles se déroulaient jour et nuit, brutalité la plus sauvage de la part des Allemands, querelles et batailles entre les détenus pour un morceau de pain, pour une cigarette...
...
P. 72
Le 26/5/1943,
Notre groupe juif du camp "A" comportait 90 personnes parmi lesquelles : le colonel BLUM, de Belford; le pharmacien ARON, de Paris; le Dr Raymond WEILLE, de Nancy; le Dr NACHI, de Paris; Paul SERF, de Saint-Avold (Moselle) ; les frères ULNO, de Besançon, et tant d'autres sans oublier M. HANDSCHUH et ses deux fils, de Paris.
Le 26 mai au soir, nous avons été amenés à la Gare COMPIÈGNE et embarqués dans un wagon à bestiaux plombé, escortés par des gendarmes français, des gardes mobiles, vers une destination inconnue.
Après dix-huit heures de voyage, nous sommes arrivés à Drancy jusqu'au 18/8/44, date de ma libération grâce à l'arrivée des Alliés.
[...]
A. Drucker. >>
https://www.google.ca/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=980&bih=643&q=les+alli%C3%A9s+seconde+guerre+mondiale&oq=les+alli%C3%A9&gs_l=img.1.1.0l8j0i30j0i8i30.3286.9277.0.12607.9.9.0.0.0.0.84.541.9.9.0....0...1ac.1.64.img..0.9.537.2WBw0L8MSKk#hl=fr&tbm=isch&q=les+alli%C3%A9s+canadiens+seconde+guerre+mondiale&imgrc=JInU7Gq4NzWs6M%3A